Comment mesurer la richesse créée par une entreprise ?
Exemple : un boulanger produit 20 000 baguettes par mois qu’il vend à un prix unitaire d’un euro.
Le chiffre d’affaire est l’argent gagné par le boulanger en vendant ses biens et ses services, autrement dit la recette. Il s’agit de ce qu’il y a dans la caisse de la boulangerie à la fin du mois.
Calcul : chiffre d’affaire = production vendue x le prix de vente.
Exemple : 20 000 baguettes x 1 euro = 20 000 €.
Pour produire ses baguettes, le boulanger utilise de la farine, de l’eau, de la levure, de l’électricité mais il n’a pas produit ces biens et ces services. Il les a achetés à d’autres entreprises. Il faut donc les déduire car on ne peut pas les comptabiliser parmi la richesse qu’il a créée.
Le boulanger a acheté pour 2 000 € de farine, 1 000 € de levure, 1 000 € d’électricité soit 4 000 €. Ce sont les consommations intermédiaires, c’est-à-dire les biens et services incorporés ou détruits lors du processus de production. On retrouve la farine et la levure incorporées dans les baguettes. L’électricité a été détruite : elle a servi à éclairer et à faire marcher les fours.
La valeur ajoutée est l’indicateur qui mesure la richesse réellement créée par une entreprise.
Calcul : valeur ajoutée = chiffre d’affaire - consommations intermédiaires.
Exemple : 20 000 € de chiffre d’affaire - 4 000 € de consommations intermédiaires = 16 000 €. Le boulanger a donc créé une richesse qui équivaut à 16 000 € et non aux 20 000 € de chiffre d’affaire.
L’entreprise distribue la richesse créée aux acteurs qui ont contribué à produire :
- Les salariés perçoivent un salaire car ils contribuent à produire en apportant leur travail. Ils perçoivent 60 % de la valeur ajoutée : quand l’entreprise crée 100 € de richesse, elle verse 60 € aux salariés. Les salariés utilisent cet argent pour consommer ou épargner, c’est-à-dire pour satisfaire leurs besoins et mettre de côté.
- L’entreprise perçoit un bénéfice car elle contribue à la production en investissant dans l’outil productif. Elle perçoit 35 % de la valeur ajoutée : quand l’entreprise crée 100 € de richesse, elle en garde 35 €. L’entreprise peut utiliser ces revenus pour investir dans le processus de production, par exemple pour acheter des nouveaux fours, de nouvelles machines, etc.
- L’État perçoit des impôts car il contribue à la production en créant des infrastructures, par exemple, les routes qui ont permis au livreur de farine de venir livrer. L’État perçoit 5 % de la valeur ajoutée, donc 5 € dans le cas de 100 € de richesse créée. L’État utilise ces revenus pour entretenir les infrastructures existantes ou en créer de nouvelles.